Maria DOMENECH et Hassan RAZAVI ont repris ensemble la direction du département Voirie et Réseaux Divers en janvier 2022 à la suite du départ en retraite de leur prédécesseur. Ils sont respectivement en charge des volets organisationnel et administratif et des volets technique et relationnel, et ils ont en commun la gestion des ressources humaines et la partie normative. Le conseil et l’apport d’une expertise technique est le cœur de ce département de 25 personnes, qui peut aussi compter sur la pluridisciplinarité d’un groupe pour satisfaire ses clients.

 

 

 

Quels ont été vos parcours respectifs avant de prendre la direction du département Voirie et Réseaux Divers ?

Hassan RAZAVI : J’ai commencé chez Luxplan il y a 25 ans et j’y ai fait toute ma carrière. J’ai d’abord travaillé en tant que chef de projet puis en tant que coordinateur de service. J’occupe aujourd’hui le poste d’associé et directeur du département VRD avec Maria.

Maria DOMENECH : J’ai également 25 ans d’expérience dans le VRD. J’ai rejoint Luxplan il y a 4 ans et depuis l’annonce du départ en retraite de l’ancien chef de service, fin 2020, nous avons commencé une transition qui a duré un an pour la prise en charge du département VRD en binôme.

 

Quelles sont les attributions de ce département ? Sur quel genre de projets travaillez-vous ?

MD : Nous avons des projets très divers : de l’aménagement urbain de nouveaux quartiers, au réamenagement des rues existantes, des aménagements sportifs à la création de pistes cyclables et aux réflexions sur des concepts de mobilité plus larges, de la conception d’espaces extérieurs autour de grands complexes privés aux aménagements des extérieurs des bâtiments publics, comme des écoles où nous nous occupons à la fois de la cour de récréation, des espaces verts, des aires de jeux et de l’accessibilité à différents niveaux.

HR : Aujourd’hui, la mobilité est un sujet important au Luxembourg. Nous nous efforçons d’y apporter notre contribution en accompagnant nos clients dans leurs projets de transition, comme la création de zones de rencontre au cœur des quartiers ou l’aménagement de nouvelles pistes cyclables. Nous sommes aussi un acteur majeur du projet du tram depuis son lancement il y a 7 ans. Nous avons à cœur de partager notre expérience et de promouvoir la mobilité douce à tous les niveaux parce que nous sommes convaincus que l’avenir est à ce type de modes de déplacement.

 

Quelles évolutions avez-vous pu noter en 25 ans de carrière ?

MD : Nous avons commencé notre carrière au moment de la réalisation des grands axes routiers et des grandes voiries et échangeurs. Nous avons d’ailleurs, au sein du département, un service dédié aux projets d’envergure, comme la liaison Esch-Micheville.

Aujourd’hui, la tendance est à la mobilité douce et au spacesharing. Les habitudes des citoyens changent et il y a une recherche davantage de partage et convivialité. Il est devenu nécessaire de sortir la voiture de la ville en faveur des transports en commun.

Dans les nouveaux quartiers, la rue est un espace partagé entre voitures et piétons. On ne pensait pas la construction de nouvelles rues ou leur reaménagement de la même manière qu’il y a 20 ans.

HR : Un autre changement important est le cadre réglementaire. Les réglementations sur la gestion des eaux pluviales et sur l’environnement étaient moins marquées. Mais l’évolution va dans le bon sens : celui d’empêcher ou, du moins, de prévenir la destruction de la faune et de la flore et d’améliorer la qualité des eaux.

Les réglementations récentes nous incitent également à réduire nos déchets et à étudier de manière plus approfondie la possibilité d’utiliser des matériaux issus de circuits courts, du recyclage ou du réemploi.

MD : Nous sommes dans une phase de réflexion, parce qu’il existe une conscientisation aux sujets comme la gestion des eaux et des déchets et leur récupération. Les mentalités évoluent ainsi comme la législation.

Pour ce qui est des nouveaux matériaux, nous sommes au cœur du sujet dans la recherche des nouvelles propositions.

 

Si on parle de gestion des eaux de pluie, que préconisez-vous en matière de scellement des surfaces ?

HR : Nous conseillons à nos clients, dans la mesure du possible, de ne pas sceller les surfaces et de favoriser la percolation naturelle. Mais cela n’est pas toujours possible, comme par exemple dans un centre commercial, où il serait difficile de faire rouler un caddie chargé sur des graviers ou sur une surface drainante. Il en va de même pour les chaises roulantes ou les poussettes. Pour que le projet garde son utilité, nous sommes donc obligés de conserver certaines surfaces scellées, mais nous proposons des rétentions perméables où l’eau peut percoler dans le sol avant d’être rejetée dans les cours d’eau, le but étant de préserver la nature.

MD : Nous devons aussi tenir compte de contraintes liées à la nature du sol qui permet ou pas une infiltration naturelle.

 

Comment le département VRD est-il organisé ? Quels avantages le fait de faire partie d’un groupe apporte-t-il à vos clients ?

MD : Nous avons plusieurs services à l’intérieur du département qui gèrent d’une part des projets d’envergure comme mentionné plus tôt, deux services chargés des aménagements urbains et un dernier qui gère la surveillance de nos chantiers. Nous accompagnons nos clients depuis la signature du contrat jusqu’à la livraison et exécution de son projet. Nous voulons créer un fil conducteur tout au long du projet pour maintenir une communication de qualité et garantir sa satisfaction.

HR : En janvier nous avons emménagé dans notre nouveau siège à Contern. Ce nouveau cadre, plus moderne et plus conviviale a permis de proposer un environnement plus agréable à l’ensemble des collaborateurs du groupe, mais aussi de rassembler l’ensemble des corps de métier qui peuvent répondre aux besoins de nos clients. Par exemple, dans le cadre d’un projet d’aménagement paysager, on peut avoir besoin d’un conseille en statique pour un calcul de stabilité sur un ouvrage ou d’un avis géotechnique. Avoir l’entièreté du panel de l’ingénierie au sein de notre groupe est vraiment une force et un plus qui ne peut que satisfaire nos clients.

 

Quelle est votre vision pour les années à venir ? Qu’allez-vous insuffler de nouveau au sein du département VRD ?

MD : Nous travaillons sur la gestion des déblais générés par nos chantiers et sur les matériaux mis en œuvre dans nos projets.

Un autre sujet important est le BIM et son développement. Ce système est déjà utilisé dans le bâtiment et nous suivons de près les évolutions des outils informatiques et des normes pour nous tenir prêtes à ce nouveau challenge. Nous travaillons d’ores et déjà en 3D pour assurer l’interaction avec les bâtiments et sommes en mesure de fournir les plateformes des aménagements extérieurs et les voiries pour les intégrer dans une maquette BIM aux architectes qui nous le demandent.

Enfin, nous avons profité de notre déménagement pour revoir notre gestion interne de documents et inciter nos collaborateurs à réduire l’utilisation de papier. Résultat : notre espace s’agrandit

HR : Nous essayons de réduire notre empreinte carbone. Si nous sommes nous-mêmes convaincus qu’il faut aller dans cette direction, nous pourrons convaincre d’autant mieux nos clients de nous suivre.

 

Rédaction : Mélanie Trélat

 

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